Industrie e-musicale, Interview : Riddla vous donne son point de vue

Webeuses, Webeux…

…. La semaine dernière je vous ai présenté l’étude IFPI 2011. Elle présente clairement, pour les english speaker (sorry), la belle croissance de la musique en ligne, et parallèlement les méfaits du piratage. Le point de vue d’un artiste sur l’évolution de cette industrie va nous aider à y voir encore plus clair.

L'homme Riddla super Accessible

Est il nécessaire de le présenter? Riddla, dit Grandmalvera, artiste guadeloupéen qui fait nous fait remuer depuis plus de 10 ans. J’ai eu la chance de passer un moment avec lui. Il m’a exposé sa vision du web marketing et de la musique, et je l’en remercie.

Le choix Riddla n’a pas été un hasard. Nous avons tous évolué avec ses sons, mais surtout avec sa communication. Il nous abreuve de vidéos, sons, images, délires, pensées, sur de nombreux supports, de son site en passant par son MySpace de MySpace, sans oublier son Twitter ou encore ses Facebook.  Toutes ces plateformes sont régulièrement fournies des contenus qui ont tous des gros potentiels de buzz.

Alix : Quel est ton point de vue sur l’intégration des problématiques digitales par nos artistes locaux?

Riddla : Les choses se font en amont, parce qu’avant il n’y avait que les radios qui décidaient. Elles ont ont leur panel d’artistes choisis. Ceux qui n’avaient pas l’appui des médias, les plus talentueux, ou pas,  n’avaient pas la possibilité de se faire connaitre. Aujourd’hui tout le monde est son propre producteur, son propre manager, son propre distributeur. Les radios ont perdu leur monopole, elles sont obligées d’aller piocher sur Internet. Il me semble que tous les artistes l’ont bien intégré même si il peut y avoir des abus.

L’accès facile à la communication, on voit tout et n’importe quoi.

A : Pourquoi les réseaux sociaux ?

R : La genèse fut l’année de lancement de mon 1er album, lors de ma rencontre avec le responsable de la programmation de NRJ de l’époque. J’avais fait un son style église américaine, en mode pasteur. Mais à cette époque, c’est la dancehall qui pétait. Il m’a donc mis un véto avec l’argument que j’étais « hors format ». Depuis ce jour j’ai intégré les leviers parallèles type MSN. Et dans la foulée j’ai donc refusé de transmettre mes sons aux différentes radios. Mon job c’est la musique, je ne vis que de ça, donc plus mes sons sont diffusés mieux c’est.

Le concept de deux personnes dans un coin, exemple des comités d’écoute des radios, qui décident si le son est bon pour 30 000 personnes, ne peut pas exister.

A : Comment organises-tu ta communication sur ces réseaux ?

R : Les réseaux sociaux, sont un outil, une façon de communiquer. Tout ce qui est bon pour communiquer est à prendre. Tu ne peux pas dépendre des gens.

A l’époque, « lé nou comansé avé Fuckly », les producteurs payaient des dessous de table pour te passer plus à la radio. Maintenant ce sont les radios qui appellent pour demander à te passer. Quand mon  1er album était meilleur vente, Fuckly m’avait mis en garde, « elles feront amis amis pour te lacher après ». Quand la dancehall est arrivée, on m’a demandé de me calmer avec l’argument du hors format. Même le grand public, un jour il t’aime, le lendemain il te jette. Donc tu fais pour ceux qui aiment. « Ou ka jété on roche, sa y pren’y pren’y ».

A : On parle de diversification des business models. Comment t’est venue cette idée d’associer ton image à des marques type Orange et Trace ?

R : Orange m’a contacté pour représenter leur forfait jeune pendant un an. Donc je les accompagne au cours de leur promo tout au long de l’année.

Je représentais bien ce qu’ils attendaient, en termes popularité et d’image.

Ce type de partenariat est aussi un travail, et ça fait plaisir de voir qu’on te contacte pour représenter une marque. Je ne ferai pas non plus tout et n’importe quoi pour l’argent.

Il faut rester proche de son public et FaceBook te permet de mieux connaître ton public. Pareil que pour une prestation, il faut savoir faire plaisir aux personnes en face de toi, même si ils ne sont que deux. Il s’agit d’une croisade à la satisfaction du public où tu le ramènes progressivement dans ton univers.

A : Que nous réserves-tu pour la suite ?

R : Plein de bonnes choses sur Facebook et twitter car c’est mon cercle fermé, vu que je ne distribue pas mes clips à la TV. Mes fans FaceBook qui sont aussi mes copains continueront à avoir la primeur des nouveautés.

Apres 10 ans sans album, je travaille sur la sortie d’un volume 12 titres pour très bientôt. Je recommence également les scènes avec divers voyages au Canada, Réunion, Allemagne, Marie Galante biensur, et les fetes communales parce que « an inmé ca ».

Donc restez connectés pour « pliss amizement ».

Just for the fun l’illustration d’une parfaite communication virale par Riddla

2 thoughts on “Industrie e-musicale, Interview : Riddla vous donne son point de vue

  1. BaDaBooM Riddla dans toute sa splendeur…! Well well Alix Bicep a encore frappé sur la toile… Article super bien mené et plein de vérités! Bravo bravo, musicalement oit! Big up and keep up the great work! Naiki

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